15 – 12 prémisses issues de la sémantique générale

1. Une carte n’est  pas le territoire qu’elle représente (AK)

Ne crois pas que ce que tu perçois/ressens/penses/intuites, etc., c’est ce qui se passe. Ne crois pas que ce que tu dis/penses/écris soit ‘la même chose’ que (=identique à) ce qui se passe. N’oublie pas que les ‘univers’ des choses, des gens et des événements fonctionnent en absolue différence de ‘l’univers’ des faits, des perceptions, des mots, et des représentations. Tu n’es pas ton ‘corps’, ni ton ‘esprit’, ni tes émotions, ni tes sensations, ni tes pensées ni ton nom, ni ta profession, etc. Cette confusion ne produit ni conscience ni connaissance. N’oublie pas que, quoique tu puisses dire à propos, tu n’es pas cela et cela n’est pas toi.

2. Une carte ne recouvre pas  tout  le territoire qu’elle représente (AK)

Ne crois pas que tout ce que tu ressens/perçois/penses/dis/écris/intuites/supposes et crois etc.,

soit applicable à tout le monde.

Ne crois pas que tout ce que tu ressens/perçois/penses/dis/écris/intuites/supposes et crois etc.,

représente ‘tout’ sous ‘tous’ ses aspects.

Ne crois pas que tout ce que tu ressens/perçois/penses/dis/écris/intuites/supposes et crois etc.,

soit compréhensible, admissible ou acceptable par tout le monde.

N’essaye pas de tout percevoir, tout intuiter, tout savoir, tout connaître, tout représenter,

tout dire, tout faire, tout comprendre, tout contrôler ETC.                                 TOUT, c’est trop !                                             

3. Une carte ne correspond  pas  toujours  au territoire qu’elle représente

Ne crois pas que penser, prédire, intuiter, ressentir, connaître, représenter, etc., puisse créer une certitude autre que celle de percevoir. Ne crois pas que ce que tu dis/penses/écris etc., a toujours une valeur ou du sens. Ne crois pas que ce que tu dis/penses/écris a été, etc.,  est et sera toujours vrai pour l’éternité. Ne crois pas que ce que tu dis/penses/écris etc., sera toujours automatiquement compris, toujours compréhensible. Ne crois pas que tu seras toujours encore vivant(e) ou aimé(e) dans 2 heures, 2 jours, 2 ans, 20 ans ou dans 200 ans.

4.    Carte, cartographe, utilisateur et territoire ‘existent’ d’abord  aux  niveaux   silencieux

N’oublie pas que tes perceptions, (les représentations d’ordre premier que produit ton organisme), n’ont pas besoin des mots pour exister. La façon première dont ton organisme perçoit, ‘pense’, ‘appréhende’ etc., le monde n’est pas d’ordre verbal. Notre esprit produit des mots (auquel il croit et) qu’il projette sur des soi-disant ‘réalités’ auxquelles il se met à croire. Chaque fois que tu perçois le monde d’abord avec des catégories verbales et intellectuelles, le risque d’erreur d’évaluation est élevé. Cette attitude pathologique est appelée « Sclérose des Catégories ». Aux niveaux silencieux, les concepts de liberté, égalité et fraternité, identité et réciprocité, similitudes et différences, etc., n’existent pas.

5. Une carte sans territoire  vérifiable  n’est pas recevable. Vérifier signifie : faire du ‘vrai’. Ne crois pas que, parce qu’un mot existe, quelque ‘chose’ lui correspond forcément. Ne crois pas ce qu’ « on » te dit/pense/écrit etc., sans vérifier. Ne crois pas ce que tu ressens/perçois/penses/intuites etc., et ce que tu vis ‘en général’ sans vérifier. En conscience, ne crois pas sans décider de croire. Sans vérification, ta sécurité et ta survie ne sont pas assurées. Sans conscience, les mots ne font pas du sens mais du bruit.

6. Carte, cartographe, utilisateur et territoire ‘n’existent’ pas sans leurs contextes

N’oublie pas que ceux qui pensent les mots, ceux qui les disent, ceux qui les écoutent, ce qu’ils désignent et toi qui cherches à les comprendre, dépendent d’abord de leurs contextes intérieurs et extérieurs, conscients et inconscients, et sont conditionnés par eux. Ne confonds pas les réalités silencieuses et verbales, visibles et invisibles etc., des différents acteurs d’une situation avec ‘La Réalité’ telle qu’elle se produit dans son ensemble, ni avec les tiennes.

7. La fiabilité d’une carte dépend de son degré de similitude de structure avec celle du territoire.  Ne te fie pas à une représentation insuffisamment précise, détaillée, fournie, etc., N’oublie pas de [faire] vérifier tout ce qui te paraît insuffisamment clair/précis. Par définition, la pensée statique dans un univers impermanent produit des représentations plus ou moins fausses, partielles, incomplètes et/ou incorrectes etc.,. La cohérence carte/territoire doit être vérifiée en conscience à tous les niveaux possibles (verbaux et non-verbaux). Faire confiance à des croyances fausses et inconscientes produit surtout des erreurs et des ennuis.

8.    Une carte conditionne aux niveaux silencieux la perception du territoire qu’elle
représente. 
Non-verbale et/ou verbale, toute représentation agit aux niveaux inconscients sur ton organisme-comme-un-tout bien avant toute idée, pensée, interprétation, verbalisation, réflexion, etc. Pas plus que le mot ‘Dieu’, la ‘réalité’ que construit ton ‘esprit’ n’est pas toujours vraie, ni complète, ni vérifiable ‘en général’. Ce n’est pas parce que le panneau « Sortie de Secours » existe A que la Sortie de Secours existe B aussi aux niveaux des faits silencieux et objectifs. N’oublie pas que les représentations se produisent/se transforment d’abord en croyances inconscientes aux niveaux silencieux. Vérifie ! Ta survie peut être en jeu.

9.    Carte, cartographe, utilisateur et territoire cumulent leurs limitations.

N’oublie pas que tes capacités de perception, de représentation, de verbalisation, de conscience(s) et de définition etc., de ‘la réalité’ sont limitées aux niveaux des faits silencieux et objectifs. Elles produisent par conséquent aux niveaux inconscients des visions de ‘la réalité’ limitées, plus ou moins fausses, partielles et/ou incorrectes. Lister les paramètres limités contribue à assainir la description d’une situation, et à définir au plus juste possible ce que tôt ou tard, tu finiras par appeler ‘la réalité’. À tes risques et périls !

10. Une carte ‘est’ auto-réflexive. (AK) (ne peut pas être représentée sur elle-même).  « Ce qui peut être montré ne peut pas être dit. » L’instant présent ne peut pas être représenté en même temps qu’il se produit et qu’il est vécu. Il y a un Ordre d’Evaluation qui évite les erreurs. Percevoir et penser en silence d’abord, parler ensuite. Tant que tu ne sais pas énoncer, expliquer et vivre en conscience corporelle comment « je » n’est pas « moi », n’utilise pas la formulation « Je me ». Il n’existe rien qui puisse être appelé « des parties de moi ». Dans les faits, il n’existe qu’une seule personne vivante aux niveaux silencieux : celle que nous appelons « moi ». Sans conscience, les mots ne font pas du sens mais du bruit.

11. Carte, cartographe, utilisateur et territoire fonctionnent en inter relations asymétriques. Ne crois pas qu’une ‘relation’ implique une identité, une égalité, une similitude, une réciprocité quelconque entre deux personnes ou deux événements, etc. Ne crois pas que tu puisses parler sans erreur ni dommage d’une ‘relation’ en ignorant ses ‘pôles’. La formulation « je t’aime » ne s’applique qu’à la personne qui parle, la formulation « je te hais » de même.

12.    Une carte fausse par rapport aux faits, non contredite et non corrigée, est validée automatiquement par l’organisme-comme-un-tout et  transformÉe  en  croyance  inconsciente  aux niveaux silencieux.   N’oublie pas qu’une fausse représentation, verbale ou non-verbale, agit sans délai aux niveaux organiques, non-verbaux et inconscients. Tant que tu ne corriges pas une verbalisation fausse produite par [‘toi’ ou] une autre personne que toi, d’abord tu lui laisses croire qu’elle a raison, mais surtout, tu finiras tôt ou tard toi aussi par le croire. Quand tu ne choisis pas de croire en conscience, l’Ego-Système-Peur utilise ton ignorance et s’en occupe à ton insu… Au Restaurant de la Souffrance, c’est l’Ego qui passe la commande, mais c’est toi qui payes l’addi(c)tion !

Ce contenu a été publié dans Modes d’emploi. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire