05 – Le poids-stress des événements

En 1980, les Drs Holmes et Rahe ont établi une évaluation statistique des principaux événements socioprofessionnels et personnels en fonction de l’importance de chaque événement. Le point de repère fixé étant la mort d’un conjoint dont il n’est pas dit s’il était ‘aimé’ ou pas, il est raisonnable de penser que les chiffres qui sont affectés à chaque événement ne peuvent rien dire des désordres affectifs ou sentimentaux ressentis, mais chiffrent plutôt une sorte de valeur de dépense énergétique qui se produirait pour le plus grand nombre d’entre nous

Mort d’un conjoint. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .          100

Maladie grave longue durée . . .. . . .        .. . . . .. . . . .. . . . .. . 85

Divorce. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . .          73

Séparation d’avec sa femme ou son mari (ou concubin) .          65

Temps passé en prison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .         63

Mort d’un parent proche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .         63

Blessure ou maladie . . . . . . . … . . . . . . . . . . . . . . . . . . .          53

Mariage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .         50

Licenciement ou conflit professionnel majeur . . . . . . . .          47

Réconciliation (avec sa femme ou son mari) . . . . . . . . . .          45

Retraite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . .          45

Ennui de santé d’un parent proche . . .. . . . . . . . . . . ……         44

Grossesse. . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .          40

Problèmes sexuels. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .          39

Arrivée d’un nouveau membre dans la famille, . . . . . . .          39

Problèmes d’affaires. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..          39

Modification de situation financière. . . . . . . . . . . . . . . .          38

Mort d’un ami intime . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .          37

Changement de situation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .          36

Multiplication des disputes conjugales. . . . . . . . . . . . . .          35

Hypothèque ou dette de plus de 50.000 F (en 1980) . . . .          31

Saisie d’une hypothèque ou échéance d’un emprunt . . .         30

Changement de responsabilités professionnelles . . . . . .          29

Fils (ou fille) quittant la maison. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .          29

Problèmes avec les beaux-parents . . . . . . . . . . . . . . . . . .         29

Exploit personnel marquant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .          28

Épouse se mettant à travailler ou s’arrêtant . . . . . . . . . .          26

Début ou fin de scolarité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .         26

Changement de conditions de vie. . . . . . . . . . . . . . . . . .          25

Modification d’habitudes personnelles. . . . . . . . . . . . . .          24

Difficultés avec un patron. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .          23

Changements d’horaires ou de conditions de travail . . . .         20

Déménagement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .          20

Changement d’école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .         20

Changement de loisirs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .         19

Changement religieux ou de croyances. . . . . . . . . . . . .          19

Changement d’activités sociales . . . . . . . . . . . . . . . . . . .          18

Hypothèque ou emprunt de moins de 50.000 F(en 1980) 17

Changement dans les habitudes du sommeil . . . . . . . . .          16

Changement de rythme des réunions de famille . . . . . . .          15

Changement des habitudes alimentaires . . . . . . . . . . . .          15

Vacances . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .          13

Noël . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .          12

Comment utiliser cette connaissance dans votre existence ?

1°) Commencez par la vigilance et le dépistage :

Apprenez à observez comment votre activité mentale se saisit de façon automatique et presque à votre insu de chaque mot de cette liste comme si elle avait faim. Observez en pleine action la façon qu’elle a de comparer avec votre cas : que se passerait-il si ça m’arrivait à moi ? ça ferait quoi ? etc., Observez comment elle ne demande qu’à se lancer dans ses jeux de langage favoris : interpréter, qualifier, juger, etc., ce qui se passe. Laissez la faire en observant discrètement et sans intervenir. En faisant seulement cela, vous êtes déjà en train de quitter l’état d’inconscience. Et ensuite…

2°) Dès qu’il est terminé, bloquez le processus :

Intérieurement ou extérieurement, dites à voix basse ou haute : «  STOP ! Tout ce que je ici-maintenant peut construire comme bavardage mental à propos de cela peut être faux !

Et pendant 15 secondes, ne faites rien de particulier. Ne faites rien d’autre que de compter ces 15 secondes. Ne remplacez ce que vous venez d’interrompre par rien d’autre. Contentez-vous de ne pas valider et surtout, de ne pas suivre ce bavardage intérieur. Cet automatisme relève du commérage et pas de la connaissance. En Sémantique Générale, cette technique est appelée le Délai de réaction.

3°) Revenez en conscience corporelle :

À partir de la conscience blanche, au centre de la boite crânienne, envoyez votre attention première (laser) dans la conscience rouge du ventre. À partir cet œil du ventre, observez simplement votre respiration, les sensations des plantes de vos pieds et les tiglés qui correspondent. Si votre ‘intellect’ fonctionne après votre ‘ventre’, votre existence sera plus en accord avec la ‘réalité’. Tout simplement.

4°) Prenez le temps d’étudier la situation et de réfléchir :

Ce système de comparaison automatique que vous avez observé n’est basé que sur votre vision partielle de la ‘réalité’. Vous n’avez pas tous les éléments en mains pour décider quoi que ce soit. Et plus, personne ne vous le demande. Si vous croyez aveuglément à ce que vous raconte votre Bavard Intérieur, vos décisions seront probablement fausses, et pourront même se révéler toxiques dans beaucoup de cas…

Ne rejetez même pas ce processus ; cela demanderait un effort inutile. Contentez vous de ne pas le valider. Observez à quel point ce qui se passe dans les faits est fondamentalement différent de ce que votre bavardage intérieur vous en dit… de façon à retrouver un encéphalogramme plat : l’esprit vide en état simple de réceptivité ouverte sans attente et sans but.

4°) Maintenant, différenciez les niveaux d’abstraction

 Aux niveaux verbaux, chaque ligne met en relation un chiffre et un paquet de mots. Rappelez-vous que :

Une Carte n’est pas le territoire qu’elle représente. Il n’y a rien dans cette carte-là qui mérite d’être cru ni validé sans examen préalable et détaillé. Ensuite, la carte en question est datée de 1980. Il s’agit donc d’une statistique historique relative aux fonctionnements sociaux de 1980, et donc, probablement obsolète en 2009. Par ailleurs,

Le mot « Statistique » signifie « pas forcément valable pour une personne en particulier, mais globalement utilisable en moyenne. Il s’agit d’une moyenne mathématique, n’ayant par conséquent aucune commune mesure avec le « vivant ».

Le mot « Statistique » a la même racine étymologique que « État », et que « Statique ». Il s’agit de la ‘photographie’ mathématique immobile et figée de processus vivants, complexes, immatériels, mouvants et impermanents. Il n’y a pas de cohérence de structure entre les deux niveaux

Cette grille d’évaluation statistique permet de donner une correspondance chiffrée externe à des expressions telles que « j’en ai ras le bol, la coupe est pleine, c’en est trop, j’ai les dents du fond qui baignent, C’est l’overdose, je n’en peux plus, les ennuis s’accumulent, je ne peux plus faire face, depuis le temps que je supporte ça, etc., » mais qu’elle ne dit rien de la qualité de vos perceptions et ressentis personnels, uniques par définition.

La formulation « les ennuis s’accumulent » est fausse par rapport aux faits. Dans le ‘réel objectif’, les événements de s’accumulent pas plus qu’ils ne s’empilent. En revanche, notre système mental interne, lui, a des limites énergétiques précises. Il s’agit de ne pas mélanger ces deux niveaux non plus.

Cette grille ne concerne que des événements extérieurs pris comme isolés, sans aucune précision des éventuels contextes aggravants.

Si elle mesure l’intensité d’un stress ponctuel extérieur, elle ne permet d’en apprécier ni la durée, ni la puissance.

Etc. Cherchez au moins 1 constat de relativité que je n’ai pas mentionné et que vous pouvez dépister à ma place.

5°) Réalisez maintenant plutôt votre propre chiffrage

Editez ce texte, effacez tous les chiffres ‘en général’ et remplacez les par ceux qui vous correspondent en essayant de mesurer l’intensité du désagrément 1°) que vous supposez puisque vous n’en avez pas d’expérience ou de souvenir, 2°) dont vous avez l’expérience et/ou le souvenir.

Ensuite, amusez vous à cumuler deux, trois ou quatre lignes, pour essayer d’intuitionner la façon dont votre organisation mentale et votre système nerveux se conduisent lorsque vous dépassez le total de 100.

Jusqu’à quand pouvez-vous rester en posture de Calme Mental ? Voilà une bonne question… vraiment mal posée, n’est-ce pas ?

6° ) Et remerciez le Gardien Loicosmic (en Attention seconde) d’être fidèle au poste et d’avoir bien fonctionné !

Ce qui vient d’être exprimé correspond à un emploi correct du Gardien Loicosmic. Qui est le Gardien Loicosmic ? Vous verrez cela dans la liste des Gardiens. Dans la leçon 5.

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