07 – Om Mani Padme Hung Mantra

Musiques d’entraînement pour le Calme Mental ®

Il me semble utile que l’Enseignement des méthodes de la cessation de la Souffrance puisse se faire aussi dans des termes tels qu’il puissent être compris par des gens qui n’ont aucune espèce de culture orientale, qui n’ont jamais rencontré un Tibétain de leur vie, qui ignorent tout de la religion et des pratiques bouddhistes, qui même, tiennent farouchement à ne rien en connaître et que la vision d’un seul mot de sanscrit est susceptible de faire fuir ou de décourager. Mon propos est l’efficacité technique, sans décorum ethnique.

Cette musique a été créée pour permettre à un public occidental de s’essayer en musique à la récitation chantée d’un mantra traditionnel et commencer à s’y entraîner sans recourir à la présence vivante d’un instructeur. Les explications ci-dessous, posture, introduction et réglage technique sont destinées à les y aider.

Étymologie

Man-Tra : l’étymologie sanscrite de ce mot se compose de manas = esprit, et traya = protection. Elle exprime que la récitation d’un mantra est destinée à protéger l’esprit. Pour celles et ceux qui ont l’habitude de pratiquer la méditation, l’idée de « protéger l’esprit » a beaucoup de sens. Le mot « esprit » est synonyme d’activité/organisation mentale et cette activité/organisation est susceptible d’être troublée par des émotions perturbatrices qui agissent comme parfois comme des poisons (processus d’empoisonnement mental) soit comme des passions, (processus d’auto-création de souffrance). Les poisons et les passions, se trouvent à l’origine de l’agitation mentale, (inquiétudes, angoisses, obsessions, etc.,) du ‘Bavardage Intérieur’, du ‘Petit vélo dans la tête’. Ils alimentent tous les processus d’interprétation et de suppositions non vérifiées, et créent plusieurs systèmes mentaux pathologiques.

Présentation

En méditation, le premier travail intérieur de pacification de l’esprit (en tibétain : chine) est appelé l’entraînement au calme mental. Le calme mental constitue la référence d’un esprit qui fonctionne de façon ‘naturelle’, c’est-à-dire, non agitée, non perturbée. Pour y parvenir, l’ entraînement consiste à mettre au point deux niveaux d’attention très différenciés en utilisant les méthodes de visualisation suivantes :

La source du premier niveau d’attention est une petite goutte de lumière (en tibétain : tigré) blanc lunaire située sur l’axe frontal, au milieu de la tête. Elle tourne dans le sens des aiguilles d’une montre. Ce niveau N°1 est appelé l’attention focale parce que l’attention qui en provient fonctionne comme un rayon laser.

L’attention première fonctionnant à l’occidentale (oubliant/ignorant l’importance de l’œil du ventre) cherche immédiatement à se saisir de chaque détail (chaque note, chaque phrase musicale) l’un après l’autre, en espérant que lorsque tous les détails auront été parfaitement perçus et étudiés, la perception du tableau pourra être considérée comme complète.

Le travail de méditation consiste ici à faire l’expérience du vagabondage de cette attention première en l’obligeant à s’intéresser de façon progressive à un nombre d’événements musicaux de plus en plus important, en laissant la musique imprégner toute l’activité mentale sans chercher à s’en saisir.

Il s’agit de se laisser porter par la musique et d’observer le plus précisément possible 1°) les ressentis organiques qui vibrent en fonction des rythmes et des sons, 2°) l’arrêt rapide et complet du bavardage mental et des pensées automatiques 3°) l’esprit qui s’épanouit dans la conscience corporelle, 4°) la perception modifiée du temps subjectif 5°) la tranquillité et le silence intérieur qui s’établissent lorsque le dernier son a complètement disparu ; c’est alors le moment de ‘laisser l’esprit dans son état naturel’, ce qui ne veut pas seulement dire absence de pathologie clinique, mais qui correspond à un fonctionnement global tranquille et harmonieux. C’est aussi le moment d’observer cet ‘état’ et de le contempler pour entrer en prise de conscience corporelle des paramètres existants.

Les sons, les rythmes, le tempo de cette musique sont étudiés pour produire cet état de Calme Mental de façon la plus naturelle possible. La cessation des bavardages mentaux et des pensées automatiques a pour effet de diminuer la quantité d’énergie dépensée de façon vaine, inconsciente et improductive.

Essayez de chanter doucement en écoutant cette musique lorsque vous conduisez votre voiture. Vous constaterez que votre attention à la conduite se trouve renforcée, et que vous serez beaucoup moins fatigué(e) que d’habitude. Chaque fois que vous chanterez ce Mantra, la paix s’installera automatiquement.

Réglages techniques des Visualisations

L’écoute correcte de cette musique demande un réglage précis des attentions qui se fait au cours de la séquence 1, en moins de 2 minutes’. Voici la description des visualisations à mettre en place :

0.00’        Au début de la musique placez votre attention première dans vos plantes des pieds et visualisez leur ouverture pour capter/aspirer l’énergie rouge de la terre (couleur de la lave de volcan en fusion).

0.13’        Imaginalisez votre enveloppe corporelle vide de tout organe physique ordinaire et disposée à aspirer par les pieds cette énergie rouge qui remonte par les jambes, va s’enrouler autour de la conscience rouge tournant au creux du ventre, et remonte en hélice (dans le sens contraire des aiguilles d’une montre) vers le sommet de la tête. Avec un peu d’entraînement, vous sentirez un jour l’énergie subtile comme une sorte de vague de chaleur qui monte en donnant des frissons ainsi que l’impression de remplir complètement l’enveloppe corporelle de chaleur et de lumière blanche, flamme dorée et rouge.

0.37’        1er son de Bol Tibétain (mi) : au moment précis de l’impact sonore, laissez s’ouvrir en haut du crâne un bouton de fleur de lotus blanche lumineuse aux reflets violets ; entrée de l’énergie du ciel blanche par la porte d’en haut ; suivez sa descente entre A1(Attention première) jusqu’au point source.

0.49’        2ème son de bol tibétain (ré) : au moment précis de l’impact sonore, visualisez au point source l’apparition de la conscience blanche (tournant dans le sens des aiguilles d’une montre) qui entraîne dans son mouvement l’énergie blanche/transparente du ciel ainsi que toutes les bavardages mentaux, sous la forme d’une sorte de brouillard blanc/gris qui s’écoulera ensuite par la plante des pieds,

1.01’        3ème son de bol tibétain (do#) : au moment précis de l’impact sonore, visualisez une petite étoile bleue, avec des reflets verts et oranges, qui protège l’espace du cœur ; continuez ensuite à descendre l’A1 de façon régulière jusqu’à la conscience rouge du ventre.

1.13’        4ème son de bol tibétain (si) : au moment précis de l’impact sonore, visualisez dans l’œil du ventre la conscience rouge tournant en sens inverse de la blanche qui va irradier l’attention 2de dans l’ensemble du volume corporel jusqu’aux 4 extrémités ; continuez doucement à descendre en A1.

1.25’        5ème son de bol tibétain (la) : au moment précis de l’impact sonore, visualisez la ‘porte d’en bas’ (muladhara) qui se termine comme un corail ouvert de racines lumineuses, rouge sombre, qui capte l’énergie rouge de la terre depuis le début. En aspirant cette énergie par le bas avec la même sensation de remplissage qu’au début, remontez doucement l’A1 jusqu’à la conscience rouge.

1.37’        Cette petite explosion musicale a lieu dans la conscience rouge du ventre ; elle diffuse en A2 le pétillement fin et subtil de l’énergie ressentie au début qui nourrit tout l’organisme jusqu’à ses extrémités. Les sensations de vibration pétillante se diffusent jusqu’au bout des mains et des pieds. Laissez ensuite l’A1 remonter jusqu’à la base de la gorge (Vishuddha).

1.43’        Sur ce temps, visualiser l’ensemble des points lumineux déjà évoqués ainsi que la conscience rouge du ventre qui va donner la ‘chaleur’ à la voix. Visualiser le canal central comme un bambou à sept nœuds, couleur flamme de bougie, qui amène le souffle depuis la conscience rouge du ventre jusqu’à la gorge, ce qui permettra de faire vibrer consciemment l’ensemble du thorax et du ventre.

1.49’        Commencer à chanter une syllabe sur chaque temps à l’unisson de la basse du piano. Les 4 temps suivants, laisser mourir doucement le ‘Hung’. Inspirer sur les 2 derniers temps. Le bon réglage de ce système précis d’inspiration/expiration qui demande un certain temps variable selon les personnes est destiné à permettre l’apprentissage de la respiration ventrale (respiration yogi) qui contribue à une bonne oxygénation, à la régulation des périodes d’apnée inconscientes et à la diminution technique du stress.

Structure de la composition

Le Mantra Om Mani Padme Hung est appelé par les Tibétains le « Mantra aux Six Syllabes ». Le nombre 6 constitue donc la base de cette composition. Le morceau entier comprend une introduction (1,49’), suivi de 12 séquences de 4 minutes, et une conclusion d’environ 6 minutes. Pour vous aider à repérer les séquences, chacune est indexée du nom des instruments qu’il convient d’observer.

Chaque séquence voit apparaître un ou deux nouveaux instruments et/ou motifs musicaux. L’attention première est chargée d’observer paisiblement ces apparitions au fur et à mesure qu’elles se produisent.

1        Vents et Gouttes                        0.01

2        Le Piano + Chant                        1.49

3        + Koto 1                                5.49

4        + Koto 2 + Cloches 1                        9.49

5        + Cloches 2 + Synthé 1                13.49

6        + Koto 3                                17.49

7        + Bambous 1                                21.49

8        + Harpe Irlandaise 1                         25.49

9        + Harpe 2 + Bambous 2                29.49

10         + Flute irlandaise                        33.49

11        + Synthé 2 + Cor anglais                37.49

12         + Contrebasses                                41.49

13        + Piano Bass + Cloches Tibétaines        45.49

14        Expansion, Gong et résorption                49.49

À chaque nouvelle séquence, l’ensemble musical précédent doit être ‘rangé’ en bas du ventre, et l’attention seconde se charge de réaliser l’intégration de la musique en conscience corporelle globale. Le morceau est conçu pour paralyser rapidement l’observation monophasée en registre intellect de façon que tous les instruments apparaissent en conscience de façon parfaitement claire aussi bien au début qu’à la fin.

Cette attention (dite aussi première) ne permet qu’une conscience limitée à ce qui est éclairé par elle et elle passe son temps à sauter d’un événement perçu à l’autre comme un jeune singe qui saute sans discernement après tout ce qui bouge. Son rôle consiste à transmuter « l’énergie du ciel » en énergie « humanisée », vers le bas de l’organisme.

La source du second niveau d’attention est située à l’intérieur du ventre sur la face ventrale de la colonne vertébrale, entre le sexe et le nombril. Ce niveau N°2 est appelé l’attention panoramique parce que l’attention (dite aussi seconde) qui en provient rayonne comme un radar dans toutes les directions horizontales et latérales, mais avec la même précision que l’attention première. Sa couleur est rouge vif couleur de vitrail éclairé par le soleil. Son rôle consiste à transmuter « l’énergie de la terre » en énergie « humanisée » vers le haut de l’organisme.

 Nota bene : Si vous ne parvenez pas à réaliser les instructions ci-dessus et si cela vous intéresse vraiment de réussir à chanter correctement ce mantra, ne forcez pas. Prenez plutôt contact avec nous pour une séance d’apprentissage qui suffira pour vous transmettre les bases techniques indispensables qui vous manquent.

Histoire de la composition

Lorsqu’en 1990, j’ai pris refuge avec Druckchen Rinpoché, Sa Sainteté le XIIème Gyalwang Drukpa, c’était bien avant la fondation de Plouray, le Centre Tibétain au milieu de la Bretagne. Je me souviens que c’était (m’a-t-on dit) sa deuxième visite au Temple de Vajradhara Ling. Je me souviens aussi de mon étonnement sans borne de me retrouver en prosternation devant une ‘Sainteté’ aussi jeune, vu que chez les catholiques, la ‘sainteté’ se porte seulement au Vatican, de façon unique et de préférence la plus vieille possible.

Lors du premier entretien privé que j’ai eu avec lui, lorsque je me suis prosterné, j’ai cru que je n’arriverai jamais à me relever. C’était comme si on m’avait enlevé un poids terrible des épaules et pourtant, le ressenti d’une fatigue infinie. Comme avec mon précédent Maître, l’image qui m’est venue à ce moment là était : « Je peux poser mes valises, je peux enfin arrêter de chercher, c’est lui. » Jamais plus je n’ai ressenti aussi profondément et de façon aussi vaste ce que signifie lâcher prise.

Cette année là, et les années suivantes, j’ai eu la chance de pouvoir rencontrer directement un petit peu à chacune de ses visites celui que j’appelle depuis cette époque mon « Maître Dragon ». Motif : je suis du signe chinois du dragon, et c’est aussi son nom.

La dernière fois que j’ai pu le rencontrer en privé, c’était lors d’une de ses visites à Kagyu Ling (dans le Morvan). Beaucoup de monde demandait à le rencontrer et je n’y suis arrivé que de justesse. J’avais une question très importante à lui poser dont je me rappelle fort bien pour avoir utilisé le temps d’attente à la rédiger en anglais. « Je travaille dur et depuis longtemps à comprendre comment fonctionne cette existence et je crois avoir réussi dans beaucoup d’aspects et de domaines différents. Cependant, j’ai pu prendre conscience tout récemment qu’il existe au fond de moi une sorte de tristesse fondamentale sur laquelle je n’arrive pas à agir et qui empoisonne tous mes efforts depuis que je suis sur terre. Si vous voulez bien, j’ai besoin de votre conseil et que vous me donniez une direction pour travailler cela plus efficacement. »

Après un temps de silence, sa réponse a été: « You have to work with Om mani padmé houng. Do that now.» Sauf dans 2 rituels précis que je pratique intérieurement ou extérieurement chaque jour depuis maintenant 20 ans, j’avais jusqu’alors été incapable de ‘travailler’ avec un mantra. Mais je me suis mis bravement et consciencieusement à répéter ce mantra. J’ai toujours pensé que sa bénédiction avait débloquée cette difficulté chez moi. Cela a duré plusieurs années et c’est devenu une répétition intérieure absolument constante.

En juin 2004, j’ai arrêté complètement de travailler pour soigner un cancer au poumon. Le pronostic de survie à 5 ans était à l’époque de moins de 13%. Les premières séances de chimiothérapie ont duré juillet et aout 2004. La chimiothérapie, c’est une sorte de poison qui donne l’impression d’avoir l’organisme transfusé à l’eau de javel. Ce traitement modifie toutes les perceptions sensorielles ordinaires, la plupart du temps, en pire, abat les défenses immunitaires biologiques mais aussi les défenses psychologiques et désorganise très puissamment toute l’activité mentale. À l’hôpital, j’avais le bonheur de pouvoir méditer longtemps tous les jours et même travailler le rituel de Tcheu avec mes instruments puisque la chapelle chrétienne était tout le temps vide, ou presque. Une nuit d’Aout, vers la fin de la première période de traitements chimiques, j’ai eu une sorte de rêve semi éveillé dont j’ai eu le sentiment qu’il avait duré quatre heures, et qui a refondé toute mon existence depuis.

Dans mon rêve, je (du rêve) me trouvais assis par terre dans la posture habituelle, devant mon Maître. Il se trouvait sur une estrade à environ deux mètres devant moi, un peu comme lors de notre dernier entretien. Il n’avait pas son entourage habituel et je n’avais pas besoin d’un traducteur. Mon Maître Soufi précédent était assis à sa gauche, sur un fauteuil Voltaire. Il n’est jamais intervenu pendant cet entretien, mais je le sentais pleinement en accord avec ce qui se passait. C’est lui qui, avant de mourir, m’avait donné comme instructions d’aller travailler avec des maîtres tibétains.

Pendant à peu près 20 minutes (en temps du rêve), j’ai donc exposé à Sa Sainteté de façon la plus précise possible toutes les étapes de mon travail intérieur au cours des 6 ou 7 années précédentes, et cela. Je m’étais forcé à faire court et synthétique pour ne pas l’ennuyer. Après m’avoir écouté sans aucune interruption et de façon attentive, Sa Sainteté m’a dit : « Bon. Eh bien, c’est le bon moment pour mettre de l’ordre dans tout cela. Maintenant, tu peux comprendre comment ça marche. Écoute et apprends. »

L’enseignement a duré 3H30 (en temps du rêve) ! Je n’ai jamais parlé pendant ce temps là. C’était pour moi lumineux. J’avais l’impression que tout de qu’il disait était limpide, tout mon ‘savoir’ dispersé en mille morceaux prenait un sens évident, comme si toutes les pièces de mon puzzle intérieur se mettaient en place de façon (enfin !) correctes.

Lorsque je me suis retrouvé en état de conscience ordinaire, j’ai été plongé dans un état extraordinaire d’ouverture du cœur, comme si j’étais « écrasé » de bonheur. Cela donnait le sentiment que je « connaissais le monde », qu’il n’y avait plus d’agressivité, d’ennuis, d’obstacles ni d’oppositions à ressentir. Aucun événement monde n’avait changé, mais toutes les peurs anciennes et fondamentales avaient disparu. Je n’avais plus peur et la peur ne m’avait plus. Sur un autre registre, j’avais aussi l’impression que désormais, je savais ce pourquoi j’étais là, ce que j’avais à faire et même comment il fallait que le fasse. Il n’y avait plus le moindre sentiment de doute, plus d’hésitation. Je savais aussi que l’enseignement sur le Travail Intérieur auquel je travaillais depuis la mort de mon Maître Soufi en février 1988 était bien placé dans ma vie. C’était bien ce que j’avais à faire et j’allais pouvoir désormais consacrer mon énergie à travailler et à enseigner dans cette direction, pour le cas (probable selon moi) où je parviendrais à m’en sortir vivant. Et c’est bien ce que j’ai fait.

J’ai commencé à ce moment là une écriture méthodique sur un mode complètement original sur ce Blog du Travail Intérieur qui consiste à trouver les moyens pédagogiques d’expliquer les logiques et les méthodes techniques du Dharma à des gens qui ne mettront dans leur vie jamais les pieds dans un centre tibétain. Je suis toujours en train maintenant d’écrire tout ce que j’ai appris avec mon Maître Dragon en 3H30 de rêve. Et j’ai le sentiment net que je suis très loin d’avoir fini.

La Voie de Diamant, c’était la bonne Voie pour moi. C’était enfin une certitude absolue. Également, toutes les frustrations que j’avais pu accumuler à n’avoir pas pu le rencontrer ces dernières années ont disparu définitivement ce jour là. Comme pour mon Maître précédent, j’ai senti que mon contact intérieur avec lui était devenu permanent. Et cela valait mieux, car jusqu’à cette fin d’année 2008, trop fragilisé par les traitements de l’hôpital, je ne disposais tout simplement pas d’assez d’énergie pour sortir de ma convalescence et venir à Plouray. Et même cette année-là, je n’ai pu tenir qu’un peu plus de 2 jours d’enseignement, en pièces détachées ! Je suis cependant très heureux d’avoir pu venir car j’ai pu vérifier et mesurer comment mon propre enseignement qui est exposé ici se trouve en complète cohérence et harmonie avec son enseignement.

Curieusement, le mantra s’était arrêté tout seul dès mon arrêt de travail, en juin 2004. Il m’a été impossible de le travailler jusqu’à juin 2005. Et en juillet 2006, le Mantra aux Six Syllabes est revenu sous forme d’un chant que je n’avais jamais entendu nulle part, mais qui s’est imposé à moi de façon puissante et quotidienne. Lorsque je le récitais, je devais toujours plus ou moins y faire attention. Avec la musique, c’est devenu très différent : plus besoin de m’en occuper ; ‘ça’ a chanté tout seul pendant un an, sans que j’entende aucun instrument à côté. Et puis, au cours de l’été 2007, j’ai enregistré les instruments de musique les uns après les autres et cela s’est fait assez rapidement, avec une sorte d’évidence, toujours en état de méditation et toujours avec le sentiment puissant de la Présence constante de mon Maître à l’intérieur.

La création de cette musique remplit pour moi un objectif précis qui consiste à créer une musique audible par des gens qui ne sont pas familiers du Dharma, mais qui peuvent s’intéresser à en découvrir quelques effets. C’est le sens général qui anime mon Blog du Travail Intérieur. J’ai décrit le processus ; maintenant, essayez et vous verrez bien. 

En savoir plus à propos du mantra

Le livre de référence est celui de Bokar Rimpoché : Chenrézi, Clés pour la méditation des divinités, aux éditions Claire Lumière.(www.clairelumière.com) 220 pages de commentaires, d’enseignement et d’explications techniques.

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